Mort de Colette Renard : de Irma la Douce à Plus Belle la Vie

Publié le par staragora

Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre...

On est dans les années 50 et Colette Renard enflamme de sa douce et mutine voix les cabarets les plus chauds des nuits parisiennes. Colette Renard, née Colette Raget, est alors la chanteuse vedette de l'orchestre de René Legrand, qu'elle épousera plus tard, en 1969.

Parmi les 52 albums qu'elle enregistrera en tout, on retiendra notamment quelques 45 tours comme Zon zon zon, Tais-toi Marseille, Ça c'est de la musique, Sa casquette, Envoie la musique ou Paris le coeur tendre... chansons d'ailleurs remises récemment au goût par Clotilde Courau lors de son passage au Crazy Horse.

Artiste complète, associée à la vie des faubourgs populaires dans la lignée d'une Mistinguett ou d'une Juliette Gréco, Colette Renard connait son heure de gloire dans les années 60, en incarnant le rôle titre de la comédie musicale Irma la Douce, personnage qu'elle jouera plus de 1000 fois de 1958 à 1967.

Colette Renard chante Irma la Douce :

Alors à l'apogée de sa carrière, Colette Renard se produit même à l'Olympia aux côtés de George Brassens, avant que la vague yéyé ne mette progressivement un terme à sa carrière de chanteuse.

Colette se tourne naturellement vers le cinéma et la télévision, jouant dans Le Dos au mur, Un roi sans divertissement ou encore IP 5 avec le bel Yves Montand.

Dans les années 80, étant devenue une figure attachante du paysage culturel français, Michel Drucker lui consacre un "Spécial Champs-Élysées", récompense honorifique s'il en est, à laquelle viendront s'ajouter une médaille d'Officier des Arts et Lettres et un titre de Chevalier de la légion d’honneur.

En 1998, Colette Renard avait publié une autobiographie, Raconte moi ta chanson, puis un dernier album, Ceux qui s'aiment, en 2002.

Les jeunes générations la connaissaient sans doute pour son rôle dans Plus belle la vie, série populaire dans laquelle elle interprète durant quatre saison le personnage attachant de Rachel Levy, mamie idéale rescapée des camps de concentration.

A l'annonce de sa mort, mercredi 6 octobre, le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a tenu à saluer "l'une des interprêtes les plus originales, les plus audacieuses, parfois les plus impertinentes" de la chanson française.

Crédit Photo : France 3 / Plus Belle la vie

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