Sexion d'Assaut : qui veut encore des rappeurs homophobes ?

Publié le par staragora

Plus encore que le retour sur scène de Bertrand Cantat, LE gros scandale de cette rentrée musicale c'est la polémique autour de l'homophobie revendiquée haut et fort par Sexion d'Assaut.

Depuis que les médias ont mis en lumière les propos homophobes tenus par Lefa dans le magazine Hip Hop international au mois de juin dernier, le groupe de rap parisien doit faire face à une cascade d'annulation : Marseille, Clermont-Ferrand, Caen, Montpellier... Sur les 24 concerts que comptent leur tournée, huit dates ont déjà été annulées, la plupart à la demande d'associations locales pour la défense des droits des homosexuels.

Une réaction saine mais extrêmement tardive quand on découvre que les rappeurs distillent depuis bien longtemps leur haine envers les homosexuels...

En effet, dans trois chansons datant des années précédentes (On t'a humilié, Cessez le feu et A 30%), Sexion d'Assaut prône sans aucune gêne l'extermination des homos. Jugez plutôt : "Il est grand temps que les pédés périssent, coupe leur pénis, laisse les morts, retrouvés sur le périphérique".

Des paroles qui ont visiblement totalement échappé à leur label, Sony, qui n'a pas jugé bon de faire jouer la censure.

Bien leur en a pris, puisque Sony se frotte aujourd'hui les mains avec le dernier album du groupe, L'École des points vitaux, sorti en mars dernier et qui est déjà disque de platine.

Mais mieux encore, Sexion d'Assaut est en course pour représenter la France aux MTV Europe Music Awards. Cocorico !

A côté d'eux, le rappeur Orelsan parait d'un gentil petit garçon...

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