Chirac retraité, Chirac reposé mais Chirac déprimé !
Comment vont les anciens présidents de la République ? Souvent, ces hommes d'action s'ennuient. Aux Etats-Unis, ils sont souvent hyper-actifs après leur sortie du jeu politique : ils participent à des conférences grassement payées, lancent des fondations, voyagent, se voient confier des missions de politique internationale, etc. Au Royaume-Uni, la reconversion des anciens dirigeants est également très riche, dans tous les sens du terme : Margaret Thatcher a longtemps fait du lobbying pour un marchand de cigarettes, et Tony Blair, officiellement missionné par l'Europe, a vu sa fortune grossir de manière exponentielle grâce aux banalités qu'il débite régulièrement devant un parterre d'ahuris pleins aux as.
Mais en France, on les remise au placard. Leur seul rôle officiel est de siéger de droit au Conseil constitutionnel. Valéry Giscard d'Estaing croupit depuis 1981 : il a écrit quelques livres, s'est promené à Vulcania, a participé à une émission de Michel Drucker, et a balancé régulièrement quelques méchancetés sur son ancien Premier ministre Chirac, qu'il exècre. Son seul espoir est de voir Chirac mourir avant lui pour égayer le naufrage de sa vieillesse.
Quant à Chirac, justement, rien ne va plus ! Selon le Parisien de ce weekend, l'ancien résident de la République -comme l'avait qualifié un journaliste du Monde- est fatigué et déprimé : "Depuis qu’il a quitté l’Elysée le 16 mai 2007, Jacques Chirac, qui aura 78 ans le 29 novembre, ne s’est jamais vraiment fait à sa nouvelle vie de retraité. [...] Il ne s’intéresse guère à la vie politique et même sa fondation ne semble plus le passionner.» Ca tombe bien : nous non plus.
Mais d'autres structures, celle des femmes, semblent l'intéresser, relisez notre article pour en être persuadés.
Selon un ancien ministre de Chirac, "il y a un coup de déprime derrière tout ça."
Et un proche de renchérir : "Plus rien à voir avec l’homme qui, lorsqu’il était à l’Elysée, travaillait de 7 heures à 22 heures. C’est triste de le voir comme ça."
Ce dernier propos fait référence à une lointaine époque : car Chirac, les deux dernières années de son quinquennat, était aux fraises. Il suffit de lire l'ouvrage de l'actuel ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, intitulé "Des hommes d'Etat", et où l'état du président était déjà assez gazeux...
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