Drogue : Delarue en cure de désintox
"Je compense grâce au sport et à la compréhension du public. Ça fait du bien de sortir du silence. Mais je suis malade, même si c'est un mot dur à accepter."
"J'ai trouvé une cure appropriée que je vais suivre pendant trois semaines à partir de la semaine prochaine. Ce que je veux, c'est ne plus jamais en avoir envie."
"La drogue n'a jamais été quelque chose de festif (...) Ça a toujours été quelque chose de solitaire, quelque chose dont je ne suis pas fier. Je tiens à dire, à tous ceux qui seraient tentés, de ne jamais commencer car de toutes façons, un jour il faudra arrêter."
Dans son malheur, Jean-Luc Delarue a visiblement une espérance : que ses déboires ne servent pas à rien. Pour lui tout d'abord, qui a fait plusieurs tentatives pour arrêter. Pour les autres ensuite, et notamment les jeunes, qui consomment de plus en plus cette drogue dangereuse, insidieuse et méconnue, qui se démocratise de plus en plus en France.
"Je n'ai jamais su à qui en parler, je n'ai jamais trouvé de groupes de parole comme les narcotiques ou les alcooliques anonymes. Ça n'est pas quelque chose dont on est fier, dont on parle à ses amis."
Lors de cette entretien privé accordé à l'AFP hier - à vrai dire beaucoup plus intime que l'interview confession offerte au magazine Gala une semaine plus tôt - l'animateur et producteur mis sur la touche par France 2 parle ainsi autant de son sort à lui que de cette satanée drogue, la COCAÏNE, qui lui a mis la tête dans le trou.
"L'héroïne est encadrée, on parle de salles de "shoot", il y a de la méthadone et du subutex en pharmacie... C'est quelque chose qui a été pris en charge par la société, de même que le cannabis."
Mis en garde à vue il y a maintenant 15 jours à la suite d'une arrestation qui a fait le régal de tous les médias, Jean-Luc Delarue entend désormais, à 46 ans, faire profil bas, se soigner, guérir, tourner la page et écrire de nouvelles lignes...
"Je pense pouvoir annoncer quelque chose pour 2011. Ça m'aidera aussi à garder le cap."
... attention seulement à l'angoisse de la page blanche.
Crédit Photo : France 2 / Toute une histoire
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