Guillon balance ses dernières cartouches à Sarkozy
Plus qu'osée, cette chronique est dangereuse.
La fin de son mandat à France Inter approchant avec l'été, Stéphane Guillon met les pieds dans le plat, jouant à fond la carte de la provocation, comme un enfant à qui on viendrait d'interdire les gros mots et qui en dirait deux fois plus. Rien que pour tester l'autorité de ses parents.
Dans cette histoire, justement, les parents du petit Guillon sont Nicolas Sarkozy et Philippe Val. Le président jouant le rôle du père, autoritaire mais distant, et le directeur de France Inter celui de la mère, protectrice mais bien obligée de suivre les consignes de son mari, si elle même ne veut pas se prendre une dérouillée pour avoir osé le contredire.
Sans doute sacrifié depuis longtemps sur le bucher de la connivence entre le monde politique et le service public, Stéphane Guillon a quand même mis deux semaines avant de se ranger derrière son collègue Didier Porte, ce dernier ayant reçu une lettre d'avertissement de la part de Philippe Val pour avoir osé dire à l'antenne, dans la bouche d'un Dominique de Villepin caricaturé : "J'encule Sarkozy".
Grillé lui aussi, Guillon a donc sauté sur l'occasion pour "sodomiser Sarkozy" à son tour. C'est bien plus marrant à deux... et comme il a raison le bougre : s'il doit se faire virer, autant qu'il parte les armes à la main, tué sur le champ de bataille, en martyre de la liberté d'expression.
Et puis un peu de pub gratis n'a jamais fait de mal pour remplir les salles de spectacle.
Stéphane Guilllon sur France Inter : chronique du lundi 14 juin
Pour info, dans sa chronique, Stéphane Guillon fait référence à une caricature montrant Philippe Val et Patrick Font à François Léotard, alors ministre de la Culture et de la Communication sous Mitterrand. On était en 1987.
Crédit : Livre "Guillon aggrave son cas" aux Editions Points
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