Dennis Hopper est mort
Attention : légende... Dennis Hopper, un grand du cinéma américain s'affirmant hors des sentiers balisés d'Hollywood est mort d'un cancer aujourd'hui samedi à Los Angeles.
Dennis Hopper, c'est d'abord un rebelle, qui pense, vit, crée à contre-courant. Il a été à l'origine d'un film-culte : Easy Rider, symbole d'une génération éprise de liberté et de vitesse. Ecrit, réalisé, et joué par ses soins, avec comme comparses le fade Peter Fonda et le coruscant Jack Nicholson, Easy Rider racontait le voyage de deux motards, dans l'Amérique de la fin des sixties, entre drogues, rencontres incongrues, sexe, hippies et séjour en prison, qui débouche sur un choc létal avec le pays profond ayant le fusil comme viatique. Voici la bande-annonce, avec le morceau d'anthologie "Born to be wild" :
Dennis Hopper fut aussi un acteur minéral, peu expansif, à la carrière en dents de scie mais dont la trajectoire s'insinue dans la genèse de plusieurs chefs d'oeuvre du cinéma. Il joue dans la Fureur de vivre, avec James Dean, Blue Velvet de David Lynch, Apocalypse Now de F.F. Coppola. Ses choix étaient toujours sous-tendus par un goût sans faille ; quand certains de ses potes d'Hollywood s'abîmaient dans des nanars pour payer leur loyer, lui fit le pari de la télévision, mais pas n'importe où : ce fut dans la première saison de 24, pour tenir la dragée haute à Jack Bauer, série qui révolutionna le genre.
Au delà de son immense et original talent, Dennis Hoper fut un amateur de substances diverses, de femmes bien plus jeunes que lui et de camaraderies joussives. A tous ces titres, ce briseur de règles, comme il se définissait, manquera autant à ses proches qu'à ceux qui cherchent en vain dans le cinéma américain actuel ce petit grain de folie qui fait les grandes oeuvres.
Photo : PRphotos.
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