Polanski : la pétition sème la discorde au Festival de Cannes
Dimanche 9 mai, soit trois jours avant l'ouverture du festival, Bernard Henry-Lévy lançait la mobilisation autour de Roman Polanski en publiant sur son site officiel une nouvelle pétition pour la libération du cinéaste franco-polonais.
Une initiative menée par le philosophe en partenariat avec Jean-Luc Godard, Mathieu Amalric, Olivier Assayas, Agnès Varda ou encore Bertrand Tavernier, tous unis pour dénoncer la traque injuste de la justice américaine à l'égard de leur collègue, âgé aujourd'hui de 78 ans.
Pourtant, même en plein Festival de Cannes, la pétition n'a pas forcément eu la réception souhaitée et attendue par les pro-Polanski.
Devant l'effacement de Tim Burton dans cette affaire, BHL n'a pas hésité à défier le réalisateur d'Alice au Pays des Merveilles en l'insultant au passage : "C'est un immense cinéaste et c'est un caractère médiocre. Quand on est Président du Festival de Cannes, quand on a cette occasion de dire à un camarade, à quelqu'un que l'on connaît par ailleurs, dont on sait très bien qu'il n'est pas un pédophile, quand on a l'occasion de lui dire son soutien et que l'on se contente de dire 'Je suis pour la liberté d'expression' c'est misérable. C'est un cinéaste que je respecte infiniment et cette déclaration m'a fait une peine infinie."
On n'ose alors imaginer la réaction du mari d'Arielle Dombasle en apprenant le choix de Michael Douglas de ne pas signer volontairement la pétition.
Voici ce que l'acteur américain (hors compétition avec le film Wall Street 2) vient de déclarer à propos de l'affaire Polanski dans un communiqué de presse envoyé par RTL : "Il s'est échappé, en quelque sorte et c’est quelque chose de judiciaire ici. J'admire infiniment Roman que je connais, mais c’est un problème qui doit être vraiment affronté de façon interne. Je crois que ce ne serait pas juste pour moi en tant qu’Américain de signer une pétition pour quelqu'un qui a violé la loi. C’est malheureux évidemment que ça ce soit passé il y a des années, j’habitais à Los Angeles à l’époque quand tout ça s’est passé. Je crois que si Roman regarde un peu en arrière, et bien je crois qu’on l’a mal conseillé à l’époque. Justement je crois qu’on lui a menti quand on lui a dit la durée de temps qu’il avait passé en prison. Je respecte Bernard, bien sûr je le connais personnellement, c’est quelqu’un qui parle très bien mais en tant qu’américain, c’est trop difficile pour moi, je ne pourrai pas signer."
En même temps, Michael Douglas connait quelque chose à la justice américaine : fin avril, son fils a été condamné à 5 ans de prison ferme pour trafic de drogues...
Crédit : Graffiti Press / PR Photos
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