Complot Sarkozy Bruni : Rachida Dati pas contente, mais alors pas contente du tout !
Tout le monde s'en fiche, mais tout le monde en parle, alors pourquoi pas nous.
Rachida Dati aurait comploté : elle serait le doigt pervers qui aurait déversé par sms des rumeurs calomnieuses sur la santé copulaire et populaire de Carla Bruni et Nicolas Sarkozy. Ce dernier étant président de la République, et sans doute légèrement agacé par les résultats des élections régionales, ce mini-scandale arrive à point nommé afin d'entretenir la flamme des Français pour un débat politique de qualité.
Théorie du complot, rumeurs, contre-rumeurs, invocations de grands principes, conversations d'adolescentes énervées, allusions à un chanteur aux cheveux sales, opérations de déstabilisation assez pataudes, confidences de sbires dans le Canard Enchaîné, tous les ingrédients sont réunis pour permettre aux journalistes français -plus inspirés par le commentaire des bruits qui courent que par l'analyse des faits qui restent- de faire monter le soufflé, qui comme d'habitude, vide de toute consistance, finira dans la tinette gargantuesque du tourbillon médiatique : aussitôt avalé, aussitôt déféqué.
La pôôôvre Rachida Dati (on lui a sucré sa voiture d'ex-ministre, en guise de rétorsion paraît-il), s'est donc vu obligée de répondre sur RTL aux questions du Torquemada matinal middle-class du moment, Jean-Michel Aphatie, appâté (aphaté ?) par l'odeur du souffre.
C'était ce matin, et voici ce qui est sorti de ce dialogue de haute volée, qui fait l'honneur du journalisme bêlant, de la réthorique prémâchée, et de la bêtise partagée.
D'abord, Rachida Dati a doctement considéré que "les rumeurs, les calomnies, les ragots sur la vie personnelle, mais en général, sont absolument inadmissibles et scandaleux."
Voilà qui méritait d'être dit. Non mais sans blague !
Puis Rachida Dati s'est indignée : "Je suis mise en cause indirectement et donc, je trouve ça extrêmement scandaleux. Il y a une enquête. Je rappelle qu'on est dans un Etat de droit et que la Justice est là pour protéger sa vie privée mais aussi son honneur."
Ha bah oui, c'est bien vrai, ça !
Passque faut pas exagérer non pu : "vous savez, moi je suis venue en Politique pour l'action et par l'action. Pas par autre chose. Et aujourd'hui, il faut que ça cesse".
Et là, relance extraordinaire d'agilité actuelle de Jean-Michel Aphatie, qui peaufinait dans sa tête au physique médiéval, comme dirait Marc-Edouard Nabe, sa question depuis au moins 5 minutes, attention, ça va faire mal, attention :
"Vous voulez dire ?"
Ce "vous voulez dire ?" à la syntaxe choisie est d'une brutalité insoutenable. Après cette bombe atomique journalistique, Rachida Dati radio-active (normal, on est à la radio) sous le choc. Suspense d'une extraordinaire intensité, que va-t-elle répondre ? Elle n'a pas hésité à clarifier son propos avec force :
"Aujourd'hui, il faut que ça cesse. Pas par autre chose. Oui, moi je travaille à plein temps depuis l'âge de 16 ans et demi ; tout ce que j'ai fait, je l'ai acquis et je l'ai fait par mon travail, pas par autre chose. Donc, aujourd'hui, il faut que ça cesse et il faut que ça s'arrête."
Aucun rapport, mais pas grave ! Il faut que "ça cesse" et "aujourd'hui", pas demain, hein !
Pour le reste, Rachida Dati s'est dit certaine que le président de la République n'y était pour rien dans la cabale qui la visait, et qu'elle n'avait rien à se reprocher.
Si vous souhaitez écouter l'ensemble de la production du duo aphatique et datique du jour, c'est ici.
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