Quentin Mosimann : J'ai une très mauvaise hygiène de vie !

Publié le par staragora

Lundi 15 février, tout juste un jour après son anniversaire, Quentin Mosimann sort son deuxième album, Exhibition. L'occasion pour Staragora de partir à sa rencontre, pour un entretien exclusif.

Voici la deuxième partie de l'interview, Quentin Mosimann parle de sa passion depuis la plus tendre enfance, la musique. Mais sans jamais se prendre la tête...

Staragora. Dans l'écriture, as-tu des sujets tabous que tu ne voudrais pas aborder, dont tu ne voudrais pas parler ?

Quentin Mosimann. Je pense qu'on peut tout aborder dans une chanson, c'est simplement la façon et les mots qui importent. Après dans cet album, ce n'était pas du tout le but du jeu du tout. Exhibition est un album léger, fait pour s'éclater. Il y a trois slows, notamment celui de Gainsbourg Zéro-Dix. C'est un album pour sourire, à mettre dans ses oreilles, comme je l'ai fait aujourd'hui (mercredi, jour de la sortie de l'album en téléchargement légal, ndr) ! Je l'ai téléchargé et je l'ai écouté dans la rue, j'étais heureux. C'est pas prise de tête. C'est un choix, ça va peut-être avec mon âge. Évidemment, il y a beaucoup de choses graves qui se passent dans le monde... mais j'ai préféré raconté les déboires d'un mec de vingt piges qui découvre la vie et puis qui se rend compte qu'il n'est pas aussi fidèle que ça, qu'il a des défauts, en le disant honnêtement... pour se marrer !

Aurais-tu peur un jour de perdre la flamme, de perdre l'inspiration ?

Je pense que rien ne pourrait m'arrêter de faire de la musique. Jamais. Il y a des gens qui font ce métier pour être connus, qui font des émissions de télé pour être célèbres. Parce que c'est trop classe de signer des autographes, d'être reconnus dans la rue... Sauf que moi je n'ai jamais fait ce métier pour la célébrité. Mes potes voulaient faire pompier ou médecin à huit ans, mais moi c'était chanteur. Chanteur connu ou pas connu peu importe, avec ou sans public d'ailleurs, mais chanteur. Je prends l'exemple de Tryo qui n'ont pas toujours vendu autant d'albums mais qui n'ont jamais arrêté d'avoir du succès pendant les festivals. Moi c'est pareil, depuis que je suis tout petit c'est la même, j'ai signé, quoi qu'il arrive.

Aurais-tu pour ta carrière des modèles dans la chanson française ?

Serge Gainsbourg a été un modèle. Un modèle de sensibilité, de façon d'être, d'attitude. Professionnellement, il avait tout compris. Sinon au niveau professionnel pur, Charles Aznavour. Un exemple pour tous les jeunes. Il a ramé des années et des années avant d'arriver à ce qu'il voulait, à la quarantaine. Respect. Pour moi je sais que ça fonctionne bien aujourd'hui mais je ne vais pas griller les étapes.

La recette du succès ?

J'ai une très mauvaise hygiène de vie. Je dors peu, je bois du Red Bull, je bouffe mal, je grossis. Non sans blague, c'est la recette ce sont des valeurs : des trucs au delà de la santé, comme le respect. Et puis l'obstination, et le travail, avant tout ça. Le but quand on est sur scène c'est de faire croire que c'est facile comme métier. Mais on ne parle pas du travail qu'il y a derrière.

Retrouvez bientôt la suite de l'interview... Quentin Mosimann parle de Rihanna, des Tokio Hotel et de ses bonnes adresses pour s'habiller à Paris !

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