Affaire Julie Gayet vs Closer : Ce qui ressort du premier jour d'audience
Me Jean Ennochi, l'avocat de Julie Gayet, avait rendez-vous ce jeudi 6 mars au tribunal de grande instance de Nanterre pour défendre les intérêts de sa cliente qui porte plainte pour "violation de la vie privée" contre le magazine Closer. Le 10 janvier, le magazine people faisait sa Une avec des révélations croustillantes sur notre cher président.
L'actrice n'a pas fait le déplacement jusqu'au tribunal, mais les photographes et les journalistes, eux, étaient bien présents pour savoir ce qu'allait décider la justice. Maître Ennochi a ouvert sa plaidoirie en déclarant d'après BFM : "Cette audience ne concerne que Julie Gayet". Certes, ça la concerne, mais nombreux sont les curieux. A la clé de ce procès, 50 euros de dommages et intérêts et 4 000 euros de frais de justice, ainsi qu'une publication judiciaire en Une du magazine, réclamés par Julie Gayet.
Du côté de Closer, on semble ne rien avoir à se reprocher. Me Delphine Pando plaide le droit à l'information pour justifier les publications de ses clients en date du 10 janvier 2014. Pour l'avocate, les demandes de Julie Gayet sont "disproportionnées". On a pu suivre l'audience comme si on y était grâce au tweets de Closer qui commentait presque direct. A 15h18, sur le compte Twitter du magazine, on peut lire : "Me Pando poursuit sur l'intérêt général de cet article #procesgayet et cite l'encadré Page 10 sur la sécurité du chef de l'état".
Et bien avant le procès, Laurence Pieau, directrice de la publication de Closer, n'avait pas l'air plus attristée que ça des répercussions des révélations de son magazine. Invitée dans l'émission Le Supplément de Maïtena Biraben, elle avait déclaré : "Cette histoire commence à aller sur la place publique et commence à être connue par des centaines de personnes. (...) Je me sens autorisée à faire partager aux lecteurs une information connue par un nombre de plus en plus grand d'initiés". D'après Laurence Pieau, l'affaire n'était plus un secret étant donné qu'elle "se raconte dans les dîners en ville (...), on en rit sur des plateaux télé".
Bref, bien malin celui qui saurait prédire l'issue de cette affaire. Pour sa part, Me Jean Ennochi insiste sur le calvaire subi par sa cliente et utilise le champ lexical de la chasse en parlant de "traque" et de "proie". Par ailleurs, Julie Gayet a porté plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui" en évoquant les paparazzis qui campent pour la prendre en photos à chacun de se ses déplacements. La justice rendra son verdict le 27 mars prochain.
Et sur le même thème, Valérie Trierweiler a obtenu gain de cause dans son procès contre le magazine Closer (encore lui), qui avait publié des photos d'elle en vacances à l’île Maurice avec des amies, le 7 février dernier. LE magazine doit lui verser 12 0000 euros, de quoi repartir au soleil tranquillement...
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