Sorties cinéma du 12 février 2014 : 5 bonnes raisons d'aller voir La Belle et la Bête de Christophe Gans
Après le Pacte des Loups sorti en 2001 et Silent Hill en 2006, Christophe Gans a décidé de revisiter le comte La Belle et la Bête. Il s'entoure de Vincent Cassel qui a joué dans Trance de Danny Boyle mais aussi de Léa Seydoux qui a récemment interprété Emma dans La vie d'Adèle. S'ajoute au casting Audrey Lamy, Maryam Charleins, Eduardo Niorega et André Dussolier. Pour ce film, le réalisateur Christophe Gans donne une toute autre version que celle qu’on a pu voir avec Jean Cocteau ou Walt Disney en se basant sur l’œuvre de Gabrielle-Suzanne de Villeneuve. En effet, on en apprend plus la famille de Belle mais aussi sur la malédiction de la bête.
L’histoire se déroule en 1810, un marchant (André Dussolier) devient ruiné après le naufrage de ses navires et se voit donc obligé de s’exiler à la campagne avec ses six enfants. Trois garçons et trois filles, Jean-Baptiste (Jonathan Demurger), Maxime (Nicolas Gob), Tristan (Louka Meliava), Clothilde (Sarah Giraudeau), Anne (Audrey Lamy) et la dernière Belle. Alors que le père entreprend un voyage où il doit ramener des cadeaux à ses enfants, il découvre le domaine magique de la bête. Affamé et assoiffé, il pénètre dans la demeure sans même avoir été invité. La soif de richesse pousse le père à voler un coffre qui contient des pierres précieuses, de l’or et de belles robes. Le coffre contient tout ce que ses enfants lui ont demandé, excepté la rose de Belle (Léa Seydoux).
Revenir sans le présent de sa dernière fille était une chose inconcevable. Le père décide alors de prendre une rose rouge dans le jardin du domaine. Énervé, la Bête (Vincent Cassel) condamne à mort le père mais l’autorise à faire ses adieux à sa famille. A la nouvelle tragique qu’annonce le père, la jeune Belle se sent coupable de son funeste destin. Elle décide alors de prendre la place de son père. Au château de la bête, ce n’est pas un sombre destin qui attend Belle mais une vie de princesse remplie de magie, de joie, de mélancolie et de mystère qu’elle essaie de percer. A partir de là va commencer le début d’une relation encore timide entre la Belle et la Bête qui sera traversée par plusieurs péripéties.
1. Une autre version de la Belle et la Bête
Avec un début de film différent de celui de Disney et de Jean Cocteau on se demande tout de suite comment va se dérouler le reste de l’histoire. Le scénario est excellent et tient la route. Vu le fort caractère de Belle dans le film, on imagine une toute autre fin que celle proposée. Les effets spéciaux sont bien réussis, on a l'impression qu'on est dans un univers réel où peuvent cohabiter des êtres humains avec des animaux qui parlent. Christophe Gans prouve qu' une aide hollywoodienne n'est pas forcément nécessaire pour donner une touche de féerie au film. Dès les premières minutes, le film nous transporte, on écoute l’histoire que raconte la narratrice. Les décors et les costumes du film sont en accords avec l'époque. Le film s’avère être captivant et plein de rebondissements. Bien que l’histoire de la Belle et la Bête soit connue. Cette version de Christophe Gans touche le téléspectateur, on partage la peine des personnages surtout lors de la découverte du fameux mystère de la Bête.
2. Pour Vincent Cassel dans le rôle de la Bête
C’est la deuxième fois que les hommes travaillent ensemble, après le film Le pacte des loups sorti en 2001. Aux premières apparitions de Vincent Cassel, on ne voit pas encore à quoi il ressemble dans la peau de la bête, il y a une part de curiosité qui commence à se faire sentir. On l’entend mais on ne le voit pas de face. Peut-être une volonté de Christophe Gans. On peut comprendre, le prince a honte de sa nouvelle apparence alors que la Belle ne demande comme nous qu’à le découvrir. Une fois qu’on le voit, l’étonnement prend la place de la curiosité, la Bête à l’air réelle sans l’être.
3. Pour Léa Seydoux dans le rôle de la Belle
Aux côtés de Vincent Cassel Léa Seydoux interprète bien le rôle de Belle. Au début, on découvre une femme fragile, douce, réservée puis une fois sortie du cocon familiale, elle se révèle être rebelle, forte et courageuse. Ce genre de rôle à caractère royal colle bien à Léa Seydoux. Elle avait d'ailleurs joué dans Les adieux à la Reine en 2012 où elle jouait le rôle de Sidonie, la lectrice de la reine Marie-Antoinette. Léa Seydoux, convainc encore une fois qu'elle peut jouer tout rôle comme une tueuse à gage ou une princesse.
4. L'humour d'Audrey Lamy
Bien que la Belle et la Bête soit une belle et triste histoire d'amour, Christophe Gans y a ajouté une touche d'humour avec la comédienne Audrey Lamy. Elle interprète la sœur de Belle, Anne, une jeune femme plus extravertie, gâtée et coquette. Dans le film, Audrey Lamy a toujours la réplique qui fera rire le spectateur. On retrouve bien là son humour comme dans scènes de ménages où elle joue le rôle de Marion, une trentenaire en couple avec Cédric.
5. Une bande annonce qui donne l'eau à la bouche
Il faudra attendre le 12 février 2014 pour pouvoir voir La Belle et la Bête de Christophe Gans au cinéma.
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