Interview Staragora : Baptiste Lecaplain se confie sur son spectacle "Baptiste Lecaplain se tape l'affiche"
A l’occasion de la sortie en DVD du premier spectacle de Baptiste Lecaplain, intitulé Baptiste Lecaplain se tape l’affiche, la rédaction de Staragora est allée à la rencontre de ce jeune talentueux et sympathique humoriste.
1 : Dans ce spectacle, pourquoi Baptiste Lecaplain se tape l’affiche ?
"Se taper l’affiche est une expression que j’utilisais au lycée, et lorsque je discutais de mon spectacle avec un animateur de Levallois Perret et que je lui parlais de mon idée de rentrer 3 fois sur scène et me faire siffler, il m’a répondu : Tu vas te taper l’affiche. Et ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas entendu cette expression que j’ai décidé de l’utiliser ? Je ne l’ai pas assumé pendant longtemps, et finalement je l’aime bien. Et trouver un titre, c’est compliqué, je ne voulais pas forcément une photo pour l’affiche".
2 : Quelles ont été les principales influences pour monter ce spectacle ?
"J’avais très envie de monter sur scène. Et pour ce spectacle, j’ai noté tout ce qui me passait par la tête sur une feuille, j’en ai gardé, j’en ai jeté. Et puis je voulais un début autobiographique, avec Je m’appelle Baptiste etc. Et surtout, j’aime beaucoup l’autodérision. D’ailleurs, j’ai démarré à Paris, dans des battles de Hip-hop, je venais jouer mes sketchs. Et c’est sympa de tester ses sketchs dans des endroits inattendus".
3 : Quelle part est accordée au stand-up dans ce spectacle ?
"Beaucoup, c’est ce que je préfère. J’aime faire parler plusieurs personnages en même temps et surtout le côté absurde. Le stand up représente environ les deux tiers du spectacle. Mêler le stand up et l’absurde est ce que je préfère. J’aime improviser avec le public, cela oblige à toujours inventer et se renouveler. Mais j’admire Philippe Lelièvre qui dans son spectacle joue 12 personnages en même temps. Je suis admiratif de tout, tant que c’est drôle. Et surtout tu évolues avec ton spectacle".
4 : Quel est à ce jour le meilleur souvenir sur scène ?
"Mes nombreuses représentations au Bataclan, et celle où mes parents et ma sœur étaient présents, c’était une consécration. Et j’ai aimé aussi jouer sur scène un des sketchs avec Alexandre Astier, qui est dans le bonus du DVD. On était à La Cigale, on a écrit le sketch une heure avant, on l’a répété trois fois et on l’a joué direct, c’était vraiment génial. Mais j’espère que les meilleurs souvenirs sont à venir".
5 : Pourquoi assumer ouvertement le prix des places pour le spectacle ?
"Je n’ai pas envie d’arriver à des places à 60 euros, les plus chères au Bataclan, en carré d’or étaient à 37 euros et aux Folies Bergère, étant donné qu’il faut payer le lieu, les places sont un peu plus chères. Mais, je me bats avec mon producteur pour ne pas que les places dépassent un certain prix. Par exemple, Bénabar fait en sorte que ses places de concerts ne coutent pas plus de 40 euros, et je trouve ça génial. Ca envoie un message cool au public. Je préfère qu’une salle soit plus remplie avec des prix moins chers. Et je préfère faire 50 Bataclan plutôt que 10 Zénith".
6 : Qu’est-ce qu’évoque la phrase, "Je casse les codes" ?
"Cette phrase m’énerve et me fascine à la fois, c’est con mais c’est marrant, c’est à contre-courant. Et mon ami Kheiron, l’avait dit au Comedy Strip un jour et ça m’avait fait marrer".
7 : Pourquoi terminer le spectacle avec un poney sur scène ?
"Je ne l’ai eu qu’un soir, je ne savais vraiment pas où j’allais avec cette fin, mais je trouvais ça rigolo et à la fois émouvant, étant donné que je dédie ce spectacle à ma mamie".
8 : Dans ce spectacle, il y a de nombreuses références musicales et cinématographiques, notamment Etienne Daho, Lou Bega, Diam’s et Kyo, quelle est ta musique et quel est ton film du moment ?
"En ce moment, j’adore Vampire Weekend, et Hollysiz-Cécile Cassel, j’ai acheté et écouté son dernier album, j’adore. Et surtout, je suis un grand fan de Stereophonics. Et il y a quelques mois, lorsque je jouais au Bataclan, ils étaient présents un soir, je voulais les voir et ils ont annulé leur venue à cause de la neige. Du coup, j’ai pris mes places pour aller les voir à Londres prochainement. Et niveau films, récemment, je suis allé voir Prisoners, j’ai adoré tout comme Gravity, j’ai pris une grosse claque. Certains n’ont pas aimé, j’ai adoré".
9 : Quels thèmes seront abordés dans le deuxième spectacle ?
"Je parlerais de nouveau de ma vie, de choses sûrement un peu plus privées, de ma première fois à 23 ans, parler du couple, des parents, de l’enfance, du cinéma et de Bambi. Il n’y a pas franchement de logique, je suis influencé par ce que je regarde".
10 : Quels sont vos projets ?
"Je viens de jouer dans le nouveau film de Benjamin Guedj, et je bosse avec lui sur mon deuxième spectacle. J’ai envie de rejouer longtemps et le Bataclan me manque. Mon nouveau spectacle, je vais le tester pendant un an dans des petites salles, pourquoi pas au Théâtre Trévise. Je suis pressé de jouer mon deuxième spectacle, 5 soirs par semaine. Mais je ne le jouerai dans des grandes salles que lorsqu’il sera fin prêt, donc autant dire pas pour tout de suite".
Inès Terraillon
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