Sorties cinéma du 27 novembre 2013 : 5 bonnes raisons d'aller voir La Marche !
Comme chaque mercredi, une quinzaine de films sortent dans les salles obscures et Staragora vous propose une critique cinéma ! Cette semaine, les cinéphiles auront donc la chance de découvrir le deuxième opus de Hunger Games qui met en scène la sublime Jennifer Lawrence, la séduisante Marion Cotillard dans The Immigrant, Avant l'hiver de Philippe Claudel qui met en scène Daniel Auteuil, Kristin Scott-Thomas et Leïla Bekhti, Dracula de Dario Argento ou encore Les Interdits de Philippe Kotlarski et Anne Weill.
Cette semaine, la rédaction de Staragora vous propose de découvrir le dernier film de Nabil Ben Yadir, La Marche et vous livre cinq bonnes raisons de ne pas manquer ce film !
1. Une histoire vraie
Suite à une bavure policière, le 15 octobre 1983, dans une France en proie à l'intolérance et aux actes de violence raciale, trois jeunes adolescents et un curé (incarnés à l'écran par Tewfik Jallab, Vincent Rottiers, M'Barek Belkouk et Olivier Gourmet) lancent une grande Marche pacifique pour l'égalité et lutter contre le racisme en France. Partant de Marseille pour arriver à Paris, les 32 marcheurs "permanents" vont établir un périple de plus de 1 500 kilomètres où ils sont confrontés en permanence à des difficultés, agressions, intimidations et des résistances.
Très vite, surnommée la "Marche des Beurs" par des politiciens et notamment par des journalistes. Christian Delorme, le curé qui a organisé la marche explique que "c'est Libération avec sa Une "Paris sur beur" et ensuite Le Nouvel Obs qui ont propagé le mot et l'expression "Marche des beurs"."
Seulement et contre toute attente, ce mouvement devient un élan d'espoir au début des années 80 et réunit, le 3 décembre 1983, pas moins de 100 000 personnes venues de tous horizons sur le parvis de la gare Montparnasse. Ce jour-là, le président François Mitterrand accueille les marcheurs. Depuis, le crime raciste est reconnu et la carte de séjour passe est délivrée pour 10 ans aux immigrés vivant sur le sol français.
2. Charlotte Le Bon joue son meilleur rôle
Parmi les marcheurs, on retrouve plusieurs femmes charismatiques qui ont donné un souffle nouveau à cette marche pacifique. A l'écran, on retrouve Hafsia Herzi, Lubna Azabal et Charlotte Le Bon. Cette dernière est particulièrement brillante dans le film de Nabil Ben Yadir. En effet, la canadienne de 27 ans, qui a fait ses classes au Grand Journal et qui interprétera prochainement Victoire Doutreleau dans le film hommage au couturier Yves Saint Laurent, incarne le rôle d'une lesbienne totalement décomplexée et absolument naturelle.
3. La Marche n'est pas une leçon de morale
Loin des films clichés et historiques comme peut l'être La Rafle de Rose Bosch, le film de Nabil Ben Yadir est loin d'être une leçon de morale. Dans un premier temps, le réalisateur a choisi de tourner plusieurs séquences avec sa caméra sur l'épaule pour être plus proche des marcheurs. Puis, dans un second temps, ce film parle aux jeunes grâce à des acteurs comme Charlotte Le Bon, Hafsia Herzi ou encore Vincent Rottiers. Celles et ceux qui n'ont pas connu cette époque et la Marche seront forcément touchés par ce film !
4. Un film récompensé pour son engament
Grâce à l'engagement du réalisateur et avec un sujet aussi sensible soit-il, La Marche a été récompensé le 30 octobre dernier par la Fondation ENAR (European Network Against Racism) pour son message qui tant à lutter contre le racisme. La remise du prix s'est faite en présence du producteur du film, Hugo Sélignac, le réalisateur Nabil Ben Yadir ainsi que le talentueux acteur Tewfik Jallab !
5. La participation de Jamel Debbouze est discrète
A en croire, Hugo Selignac, le producteur du film, Jamel Debbouze a été une chance pour le film La Marche. En effet, l'humoriste sortait d'une tournée de spectacles éprouvante et avait besoin de repos. A la dernière minute, l'acteur a accepté. Dans La Marche, Jamel Debbouze incarne le rôle d'un drogué qui se soigne comme il peut. Si sa participation reste discrète, l'acteur ne se détache pas de son côté humoriste comme il avait déjà pu le faire dans le film Indigènes de Rachid Bouchareb
Enfin et contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'acteur n'a pas touché le pactole avec ce film. "Il a accepté le tarif syndical et je lui ai donné un pourcentage de ma part producteur, ce qui, je tiens à le souligner est une véritable prise de risque de sa part" a confié le jeune producteur !
Et vous, quel film avez-vous envie d'aller voir cette semaine ?
N.A.
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